22 avril 2015

Le contexte et la structure de Jn 15,1-17 et 15,18–16,4a



Email: josleminhthong@gmail.com
Le 23 Avril 2015

Contenu

I. Introduction
II. Le contexte de la partie 15,1–16,4a
III. La section Jn 15,1-17
    1. La délimitation
    2. Les liens avec Jn 13–17
    3. Le temps des verbes en 15,1-17
IV. La structure de Jn 15,1-17
    1. Les propositions
    2. La structure de la péricope 15,1-8
    3. La structure de la péricope 15,9-17
        a) L’unité 15,9-11
        b) L’unité 15,12-17
    4. L’unité littéraire de la section 15,1-17
V. Le contexte et la structure de 15,18–16,4a
    1. La délimitation
    2. La structure de Jn 15,18–16,4a
VI. Conclusion


I. Introduction

Dans l’article « Le contexte et la structure de Jn 13–16 » nous avons présenté la structure du plus long monologue de Jésus (15,1–16,15) en chiasme : A. 15,1-17 ; B. 15,18–16,4a ; C. 16,4b-7 ; B’. 16,8-11 ; A’. 16,12-15. Dans cet article nous proposons le contexte et la structure de Jn 15,1-17 et 15,18–16,4a avec l’intégralité du texte de l’Évangile selon Jean.

Les citations sont prises dans La Bible de Jérusalem, (Nouvelle édition revue et augmentée), Paris, Le Cerf, 2000. Pour la division du texte, nous plaçons une péricope selon l’ordre décroissant suivant : ensemble, partie, section, péricope, unité, sous-unité. Selon la nature de chaque passage, cet ordre n’est pas strictement retenu, par exemple, Jn 13–17 est un ensemble, dans lequel Jn 13–16 est une partie avec deux sections Jn 13–14 et Jn 15–16. Cependant, pour étudier un chapitre ou un passage du texte, la division du texte se base sur la péricope. Par exemple, dans cette article, nous abordons trois péricopes : 15,1-8 ; 15,9-17 ; 15,18–16,4a. Dans ce cas, 15,1-17 est une section qui contient deux péricopes (15,1-8 ; 15,9-17) et 15,1–16,4a est une partie qui contient trois péricopes (15,1-8 ; 15,9-17 ; 15,18–16,4a), selon l’ordre décroissant : partie, section, péricope.

Nous incluons la référence bibliographique dans le texte pour faciliter la lecture. La convention est que la première référence qui apparaîtra sera une référence complète. Les suivantes seront abrégées avec trois éléments : (1) le nom de l’auteur (en minuscule) ; (2) quelques mots du titre (en italique s’il s’agit d’un livre, entre guillemets s’il s’agit d’un article) ; (3) la page concernée. La première occurrence du nom de l’auteur sera complète (prénom et nom), les suivantes auront simplement le nom de l’auteur sans son prénom. Une bibliographie sera donnée à la fin de l’article (voir les abréviations).

II. Le contexte de la partie 15,1–16,4a

Nous situons d’abord la partie 15,1–16,4a dans le contexte des ch. 13–16, en soulevant le contraste entre « aimer » et « haïr ». La partie textuelle 15,1–16,4a se situe dans les discours d’adieu de Jésus aux disciples (13,33–16,33). Les ch. 15–16 forment le deuxième discours d’adieu. Ce dernier est délimité par des indices littéraires : l’ordre de départ donné par Jésus (14,31) et la prière de Jésus adressée à son Père (17,1). C. H. Dodd a signalé qu’il y a une tendance à passer du dialogue au monologue dans les discours d’adieu. (Cf. Charles Harold DODD, L’interprétation du quatrième Évangile, (LeDiv 82), Paris, Le Cerf, (1953), 1975, p. 505). En effet, dans le premier discours 13,33–14,31 (39 versets), il existe cinq interventions des disciples, tandis qu’aux ch. 15–16 (60 versets), il y a seulement deux brèves interventions des disciples. Le mouvement est nettement du dialogue au monologue. Ainsi l’ensemble des ch. 13–16 est-il bien construit. Cependant l’état actuel des ch. 15–16 comporte des difficultés notamment le passage de 14,31 à 15,1 et la reprise des thèmes des ch. 13–14 dans les ch. 15–16. Nous avons proposé dans l’article « Le contexte et la structure Jn 13–16 » de lire Jn 15–16 dans une perspective de relecture et d’intertextualité avec Jn 13–14.

La partie textuelle 15,1–16,4a relate, d’une part, la révélation de Jésus sur la vie à l’intérieur du groupe des disciples (15,1-17) par les thèmes : demeurer, l’amour, l’amitié, la joie, et d’autre part, sur la vie à l’extérieur de la communauté (15,18–16,4a) par les thèmes : la haine et la persécution du monde. Ainsi la révélation sur l’amour et l’amitié offre aux disciples une solution pour faire face à cette crise. Le contraste entre « l’amour » et « la haine » est un indice littéraire pour la structure de la partie de Jn 15,1–16,4a. Rudolf Schnackenburg remarque : « La plupart des exégètes considèrent Jn 15,1–16,4a comme un seul et unique discours avec un tournant décisif entre les versets 17 et 18. » [“Most exegetes regard Jn 15:1–16:4a as a single, connected discourse, with a decisive turning between vv. 17 and 18”]. (Rudolf SCHNACKENBURG, The Gospel According to St. John, vol. III: Commentary on Chapters 13–21, London, Burns & Oates, [1975], 1982, p. 91). Ainsi, il vaut mieux ne pas séparer les passages 15,1-17 et 15,18–16,4a. Car le contraste « aimer – haïr » est l’une des caractéristiques de Jn 13–17. (Cf. O. MICHEL, art. “moseô”, in TDNT, vol. IV (1967) p. 691;  Craig S. KEENER, The Gospel of John. A Commentary, (vol. 2), Peabody (MA), Hendrickson Publishers, 2003, p. 1003).

D’une part, selon Francis J. Moloney, les deux passages 15,1-17 et 15,18–16,3 sont au centre de la structure en chiasme de Jn 13–17. (Cf. Francis J. MOLONEY, “The Function of John 13–17 within the Johannine Narrative”, in F. F. SEGOVIA, (ed.), “What Is John?”, Volume II, Literary and Social Readings of the Fourth Gospel, (SBL.SS 7), Atlanta (GA), Scholars Press, 1998, p. 49). D’autre part, dans la partie Jn 15,1–16,3, « le commandement de l’amour » est placé au centre. (Cf. Francis J. MOLONEY, The Gospel of John, (SPS 4), Collegeville (MN), The Liturgical Press, 1998, p. 418). Cette structure indique l’importance du lien entre « l’amour » du Père, de Jésus et des disciples en 15,1-17, et par ailleurs entre « la haine » du monde hostile envers les disciples, Jésus et le Père en 15,18–16,4a.

Le thème de « l’inhabitation » et de « l’amour » (15,1-17) et celui de « la haine » (15,18–16,4a) doivent être lus ensemble. Les révélations dans les péricopes (15,1-8 ; 15,9-17 ; 15,18–16,4a) sont complémentaires. La section 15,1-17, qui se divise en deux péricopes : 15,1-8 ; 15,9-17, aborde le fondement de la vie interne de la communauté des disciples sous le signe de l’inhabitation, de l’amour réciproque et de l’amitié. Tandis que la péricope 15,18–16,4a décrit la situation des disciples face au monde hostile sous le signe de la haine.

III. La section Jn 15,1-17

Dans cette partie, (1) d’abord, nous délimitons la section 15,1-17, ensuite (2) nous présentons les liens entre 15,1-17 et les ch. 13-17, enfin (3) nous formulons quelques remarques sur le temps des verbes conjugués en 15,1-17.

    1. La délimitation

La section 15,1-17 est bien délimitée. En effet, le verset 14,31 crée une coupure due à l’ordre de Jésus : « Levez-vous ! Partons d’ici ! » (14,31). Le ch. 15 commence un nouveau thème : « Moi, je suis la vigne, la vraie… » (15,1). Le verset 15,17 est une inclusion avec l’expression : « Je vous commande ces choses pour que… » (15,17a), ce verset est en parallèle avec 17,12. Le verset 15,18 ouvre un nouveau thème : la haine du monde, Jésus dit aux disciples : « Si le monde vous hait, sachez que moi, avant vous, il m’a haï » (15,18). Le changement abrupt à la fin du ch. 14 et au début du ch. 15 d’une part, et le passage du verbe « aimer » (15,17) au verbe « haïr » (15,18) d’autre part, permettent à la fois de délimiter la section 15,1-17 et de garder le contraste entre ces deux passages : « l’inhabitation » et « l’amour » (15,1-17) d’une part, « la haine » et « la persécution » (15,18–16,4a) d’autre part. En même temps, la section 15,1-17 est liée à l’ensemble des discours d’adieu (Jn 13–17).

    2. Les liens avec Jn 13–17

Notons que plusieurs thèmes en Jn 13–17 figurent dans la péricope 15,1-17. Par exemple, les cinq thèmes suivants apparaissent en plusieurs endroits : (1) Le thème de l’amour abordé dans le premier discours d’adieu (13,34-35 ; 14,15.23.28.31) devient le thème principal de la péricope 15,9-17. Ce thème revient en 16,27 et il ne prend fin qu’en 17,24.26. (2) Le motif de la joie exprimée par le verbe « khairô » (réjouir) en 14,28 revient sous le substantif « hê khara » (la joie) en 15,11a.11b, puis en 16,22.24. (3) Le thème de la demande se trouve tout au long des discours d’adieu (14,13-14 ; 15,7.16 ; 16,23-24.26). (4) L’expression « tauta lelaêka » (j’ai dit ces choses) en 15,11 avec ses variantes est un leitmotiv (13,19 ; 14,15.29 ; 16,1.4a.4b.6.25.33). (5) L’élection des disciples par Jésus en 15,16 renvoie à l’élection en 15,19 mais dans un contexte différent. L’élection en 15,16 signifie « être aimé » par Jésus, tandis que l’élection par Jésus en 15,19 conduit à « être haï » par le monde hostile. L’élection de Jésus (15,16) offre aux disciples son amour (15,12-13), en même temps, à cause de cette élection, les disciples sont haïs par le monde (15,19). Ainsi la section 15,1-17 qui apporte des éléments  nouveaux a sa place dans l’ensemble de Jn 13–17.

    3. Le temps des verbes en 15,1-17

L’usage du temps des verbes en 15,1-17 mérite d’être signalé. Comme dans le ch. 17 (voir l’article « Le contexte et la structure de Jn 17), il existe une superposition des temps : passé, présent et futur dans la péricope 15,1-17.

Dans un sens, l’expression « demandez au Père en mon nom » en 15,16d renvoie au temps post-pascal, où la communauté demande au Père par l’intermédiaire de Jésus. Quant à la parole de Jésus : « comme je vous aimai (êgapêsa) » (15,12c), elle est précisée par l’expression « donner sa vie » (15,13b). L’aoriste du verbe « agapaô » en 15,12c : « êgapêsa » implique que le « donner sa vie » de Jésus a eu lieu. (Cf. Schnackenburg, The Gospel According to St. John, vol. III, p. 103 ; Lindars, The Gospel of John, p. 490). L’aoriste du verbe « gnôrizô » (faire connaître) en 15,15d : « egnôrisa » se situe dans la même perspective. Jésus a fait connaître aux disciples tout ce qu’il a entendu auprès de son Père. Le lecteur comprend que c’est Jésus glorifié qui a donné sa vie pour ses amis (15,13b), a transmis toute la révélation (15,15d), et c’est lui qui s’adresse à la communauté et aux lecteurs après Pâques.

Dans un autre sens, le verbe « eimi » (être) en 15,12a : « Voici quel est (estin) mon commandement :… » et le verbe « entellomai » (commander) en 15,17a : « Ce que je vous commande… » sont conjugués au temps présent. Cela indique le temps du discours, c’est Jésus historique qui donne ses commandements. Le temps du futur du verbe « ginomai » en 15,7c : « genêsetai » renvoie à une demande des disciples dans l’avenir. Jésus leur dit en 15,7c : « Demandez ce que vous voudrez, et cela arrivera (genêsetai) pour vous » (15,7c). Ce temps du futur correspond au temps chronologique des discours d’adieu. Cette superposition de temps (l’aoriste d’une part, le présent et le futur d’autre part) permet de lire la section 15,1-17 en deux temps : le temps de Jésus historique avant Pâques et le temps de la communauté après Pâques.

IV. La structure de Jn 15,1-17

Cette partie présentera d’abord, les propositions de la structure de Jn 15,1-17, puis la structure de la péricope 15,1-8 et celle de 15,9-17, enfin l’unité littéraire de la section 15,1-17.

    1. Les propositions

Il existe plusieurs propositions de la structure de Jn 15,1-17. Voir les résumés de la structure de ce passage dans Fernando F. SEGOVIA, The Farewell of the Word, the Johannine Call to Abide, Minneapolis (MN), Augsburg Fortress Press, 1991, p. 128-130; Pascal-Marie JERUMANIS, Réaliser la communion avec Dieu: croire, vivre et demeurer dans l’évangile selon S. Jean,  (EtB.NS 32), Paris, Gabalda, 1996, n. 141, p. 455).

La première proposition divise la section 15,1-17 en deux péricopes : 15,1-6 et 15,7-17. (Cf. Raymond E. BROWN, The Gospel According to John, XIII–XXI, vol. II, (AB 29A), New York (NY), Doubleday, 1970, p. 665-667 ; Marie-Émile BOISMARD;  Arnaud LAMOUILLE, Synopse des quatre Évangiles en français, l’Évangile de Jean, t. III, Paris, Le Cerf, 1977, p. 370-371). La deuxième unité (15,7-17) est structurée en chiasme (voir la structure en chiasme dans Brown, The Gospel According to John, vol. II, p. 667) et la deuxième péricope 15,7-17 développe la première 15,1-6.

La deuxième proposition répartit 15,1-17 en deux péricopes : 15,1-11 et 15,12-17. (Cf. Barnabas LINDARS, The Gospel of John, (NCeB), London, Oliphants, 1972, p. 488-493; Schnackenburg, The Gospel According to St. John, vol. III, p. 93-96; Yves SIMOENS,  Selon Jean 3: Une interprétation, (IET 17), Bruxelles, IET, 1997, p. 637-640 ; Moloney, The Gospel of John, p. 417). Ce découpage repose sur deux indices littéraires : (1) l’expression « Ces choses (tauta), je vous ai dites » en 15,11a est en parallèle avec celle de « Ces choses (tauta), je vous ai commandées » en 15,17a, ainsi 15,11 termine la première unité (15,1-11). (2) L’expression « vous aimer les uns les autres » en 15,12b.17b forme une introduction (15,12) et une inclusion (15,17) de la deuxième l’unité (15,12-17).

La troisième proposition de la structure de 15,1-17 s’appuie sur l’appellation « Père » en 15,1.9. à partir de 15,9, le thème de l’amour est introduit. La structure se compose donc de deux péricopes : 15,1-8 et 15,9-17. (Cf. Édouard COTHENET, “Le quatrième évangile”, dans BOISMARD, M.-É.; COTHENET, É., La tradition johannique, vol. 4, Paris, Desclée, 1977, p. 155 ; Xavier LÉON-DUFOUR, Lecture de l’Évangile selon Jean, t. III: Les adieux du Seigneur (chapitre 13–17), (Parole de Dieu), Paris, Le Seuil, 1993, p. 155).

Nous optons pour la structure de 15,1-17 en deux péricopes 15,1-8 et 15,9-17. Dans la deuxième péricope 15,9-17, l’unité 15,9-11 joue le rôle de transition entre 15,1-8 et 15,12-17. En effet, en 15,9, le thème de l’amour est introduit par le verbe « agapaô » (aimer) et le substantif « agapê » (amour). En même temps le thème de « demeurer » est présent dans l’unité 15,9-11 par l’expression « demeurer dans l’amour » (15,9-10). Cette expression lie le thème de « demeurer » dans la péricope 15,1-8 et le thème de « l’amour » et de « l’amitié » dans l’unité 15,12-17. (Cf. Segovia, The Farewell of the Word, p. 130).

    2. La structure de la péricope 15,1-8

Après l’introduction qui présente la vigne véritable et le vigneron (15,1), la suite du texte contient deux paraboles sur la vigne (15,2-3 ; 15,4-7) et une conclusion (15,8).

Dans la première (15,2-3), Jésus parle de deux types de sarment : (1) tout sarment ne porte pas de fruit » (v. 2a) et « tout sarment porte du fruit » (v. 2c). Il s’agit de porter ou ne pas porter du fruit. Ceux qui portent de fruit sont les disciples de Jésus. Ceux qui ne portent pas de fruit renvoient aux Juifs qui par naissance sont les enfants d’Abraham. En principe, ils ont Dieu pour Père (8,41-42). Mais ils ne croient pas en Jésus, ils ne portent donc pas de fruit.

Dans la deuxième parabole (15,4-7), Jésus parle des sarments qui demeurent ou ne demeurent pas sur la vigne (v. 4). Ainsi, la deuxième parabole (15,4-7) ne concerne que les sarments qui portent du fruit comme la première parabole (15,2-3). (Cf. Boismard ; Lamouille, Synopse des quatre Évangiles en français, t. III, p. 367. La relation entre le Père et Jésus est figurée par la relation « vigneron – vigne » (15,1). La relation entre Jésus (moi) et les disciples (vous) est à l’image de « la vigne – les sarments » (15,5). Jésus exhorte les disciples en disant : « Demeurez en moi et moi en vous » (15,4a). Cela est la condition pour porter beaucoup de fruit. La conclusion (15,8) renvoie à la première parabole par l’expression « devenir disciples » et à la deuxième parabole par l’expression « porter beaucoup de fruit ».



Dans cette structure, le Père est présent au début (A. 15,1) et à la fin de la péricope (A’. 15,8). La première parabole (15,2-4) définit les disciples comme ceux qui portent de fruit et qui sont purs grâce à la parole de Jésus (v. 3). La deuxième parabole décrit comment faire pour « porter encore plus de fruit » (v. 2b) ou « porter beaucoup de fruit » (v. 5.8). Cela est présenté par trois sous-unités (15,4 ; 15,5-6 ; 15,7). Pour les deux premières unités, il s’agit d’une exhortation de demeurer réciproquement suivie par une comparaison négative. La troisième unité lie les différents sens de demeurer : « les disciples demeurent en Jésus » et « les paroles de Jésus demeurent chez les disciples » (v. 7a). Cette inhabitation réciproque donne plus d’efficacité aux demandes. Jésus promet aux disciples : « demandez ce que vous voudrez, et vous l’aurez » (15,7b).

    3. La structure de la péricope 15,9-17

La péricope 15,9-17 se concentre sur le thème de l’amour et de l’amitié. Cette péricope se divise en deux unités : La première unité (15,9-11) commence par une proposition subordonnée : « Comme le Père m’a aimé… » (15,9a) pour décrire l’amour de Jésus pour les disciples : « moi aussi, je vous ai aimés » (15,9b). Les idées de « demeurer dans l’amour » (15,9c.10a.b) et de « garder les commandements » (15,10a.b) sont en parallèle entre les disciples et Jésus.

La deuxième unité (15,12-17) décrit l’amour mutuel entre les disciples. Jésus leur dit en 15,12 : « Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. ». Avec le « kathos » (comme) johannique, l’amour mutuel des disciples s’enracine dans l’amour de Jésus pour eux (15,13). En 15,13-15, la relation entre Jésus et les disciples se présente sous l’appellation « amis de Jésus ».

        a) L’unité 15,9-11

L’unité 15,9-11 se structure en trois sous-unités comme suit :


La première sous-unité (15,9) décrit la circulation de l’amour dans la direction descendante : le Père – Jésus – les disciples. Cette sous-unité se termine par l’expression : « Demeurez en mon amour » qui introduit à la deuxième sous-unité (15,10), dans laquelle le parallèle se fait entre « garder les commandements » et « demeurer dans l’amour ». Ce parallèle présente le thème de l’amour dans la direction ascendante : les disciples – Jésus – le Père. La troisième sous-unité (15,11) est une conclusion à la fois pour l’unité 15,9-11 et en même temps renvoie à la péricope qui précède (15,1-8). L’inhabitation entre Jésus et les disciples (15,1-8) et « demeurer dans son amour » (15,9-10) permet d’accueillir la joie de Jésus et la transformer en sa propre joie parfaite (15,11). Voir l’analyse dans l’article du 28/04/2014 : « Jn 15,9-13 : La circulation d’amour entre le Père, Jésus et ses disciples. »

        b) L’unité 15,12-17

À propos de la structure de l’unité 15,12-17, Moloney propose la structure de 15,12-17 en trois sous-unités : (1) le commandement de l’amour : qualité de l’amour de Jésus pour les disciples (15,12-14) ; (2) l’amour de Jésus établit une nouvelle relation : priorité de l’amour de Jésus pour les disciples (15,15-16) ; (3) l’inclusion : l’importance du commandement de l’amour (15,17). (Cf. Moloney, The Gospel of John, 1998, p. 428). Cette structure met en relief le thème de l’amour, mais elle ne tient pas compte du thème de l’amitié en 15,13.14.15. Dans l’enchaînement de 15,12-15, le thème de l’amitié (15,14-15) suit le thème de l’amour (15,12-13). 15,13 se termine par le terme « philos » (ami), ce thème de l’amitié sera repris au début de 15,14 pour indiquer la condition pour être ami de Jésus. La structure en chiasme A, B, C, B’, A’ (cf. Segovia, The Farewell of the Word, p. 154) semble bien exprimer la dynamique de l’unité 15,12-17.


À partir des commandements (pluriel) dans l’unité 15,9-11, l’unité 15,12-17 introduit le commandement (singulier) et l’amitié de Jésus pour ses disciples. La structure en chiasme (A, B, C, B’, A’) indique trois sujets principaux de l’unité 15,12-17 : (1) le commandement de l’amour (15,12.13.17), (2) devenir ami de Jésus (15,14) et (3) l’amitié en lien avec la totalité de la révélation (15,15).

D’abord, le commandement de l’amour : « vous aimer les uns les autres » (15,12.17) ouvre et termine l’unité 15,12-17. Le parallèle entre A et A’ n’est pas une simple répétition mais l’expression : « Je vous commande ces choses » en 15,17a joue le rôle d’inclusion et de conclusion. Par l’expression « comme je vous ai aimés » (15,12c), l’élément A (15,12-13) indique que l’amour mutuel des disciples est inséparable de l’amour de Jésus pour eux. Il s’agit de l’amour le plus grand offert par Jésus et que personne ne possède ce don d’amour (15,13).

Ensuite, le thème de « devenir amis » en 15,14 (B) est en parallèle avec celui de « devenir disciples » par l’élection de Jésus en 15,16 (B’). La condition pour devenir ami de Jésus en 15,14 est surprenante. Comment le fait de devenir ami de Jésus peut-il être conditionné par le fait de « garder ses commandements » ? En général, garder les commandements s’accorde mieux avec l’appellation du disciple ou du serviteur. L’élément B’ (15,16) accentue encore l’autorité du maître, Jésus dit aux disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis » (15,16a). Ainsi le parallèle entre B et B’ donne sens à « devenir ami de Jésus ». En effet, le fait de devenir ami de Jésus ne change pas le statut du disciple et ne nie pas l’autorité du maître. L’amitié entre Jésus et les disciples n’est pas une amitié entre des hommes égaux.

Et enfin, l’élément C (15,15) présente le thème de l’amitié en lien avec la totalité de la révélation. Ce verset se retrouve au centre de la structure de 15,12-17. La figure de l’ami dans ce verset n’est pas liée à « garder les commandements » comme en 15,14 mais elle est en parallèle, d’une part, entre les appellations « serviteurs » et « amis » et, d’autre part, entre le « ne pas savoir ce que fait le maître » des serviteurs et le « faire connaître tout » de Jésus aux disciples. L’appellation d’« amis » est liée à la totalité de la transmission de la révélation de Jésus et non pas à la totalité de la connaissance des disciples. En bref, la structure de l’unité 15,12-17 manifeste deux grands thèmes : l’amour et l’amitié.

    4. L’unité littéraire de la section 15,1-17

Quatre éléments suivants obligent à garder l’unité littéraire  de la section 15,1-17. Le premier est la présence du Père. Le « je » et le « moi » de Jésus sont dominants, cependant le Père est présent dans l’ensemble de 15,1-17 : le Père est le vigneron (15,1b) ; le Père est glorifié (15,8a) ; le Père aime Jésus (15,9a) ; la révélation de Jésus vient du Père (15,15d) ; les disciples demandent au Père (15,16d). Ainsi le Père est la source de tout. Tout vient du Père et revient au Père.

Le deuxième élément est la reprise des thèmes. L’expression « porter du fruit » en 15,2-8 revient en 15,16a et le thème de la demande en 15,7 se retrouve en 15,16b. Dans le contexte littéraire de la section 15,1-17, « porter beaucoup de fruit » renvoie à demeurer en Jésus (15,2-8), demeurer dans son amour (15,9-10), s’aimer les uns les autres (15,12-17), devenir ses disciples (15,8) et devenir ses amis (15,14).

Le troisième élément est constitué par les images de la quantité, de la qualité, d’une partie et de la totalité. En effet, la quantité figure dans le terme « beaucoup » (polus) entre les expressions : « porter du fruit » (15,2b.c.4b.16) et « porter beaucoup (polus) de fruit » (15,2d.5c.8b). La qualité se trouve dans l’adjectif « megas » (grand) entre « l’amour (agapê) » (15,9b.10a.b) et « l’amour le plus grand (meizona agapên) (15,13a). Les thèmes de « partie – totalité » existent dans le parallèle : « ne pas savoir (ouk hoida) » (15,15b) et « faire connaître tout (gnôrizô panta) » (15,15d). (Cf. Segovia, The Farewell of the Word, n. 55, p. 159).

Le quatrième élément dans la section 15,1-17 est la relation interpersonnelle entre le Père, Jésus et les disciples. Tous les aspects de la relation entre Jésus et les disciples (l’inhabitation, l’amour, l’amitié) doivent tenir compte de l’initiative première de Jésus comme il le dit aux disciples en 15,16a : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis… » La relation avec Jésus est vitale pour les disciples, car, sans lui, ils ne peuvent rien faire (15,5). La section 15,1-17 exprime donc trois relations : « le Père – Jésus », « Jésus – le disciple », « un disciple – un autre disciple ». De ce fait, les péricopes : 15,1-8 ; 15,9-17 sont liées entre elles.

V. Le contexte et la structure de 15,18–16,4a

La haine et la persécution du monde dans la péricope 15,18–16,4a sont encadrées, d’une part, par les thèmes de l’inhabitation, de l’amour et de l’amitié (15,1-17) et, d’autre part, par la promesse du Paraclet, de la joie et de la paix (16,4b-33). De ce fait, la péricope 15,18–16,4a doit être lue selon les contrastes : « aimer et haïr », « la joie et la tristesse », « la paix et le trouble ». On peut lire l'article : « Six caractéristiques “du monde hostile” et “des adversaires de Jésus” dans l’évangile de Jean » du 22/02/2014. Nous justifions ci-dessous la délimitation de la péricope 15,18–16,4a et sa structure.

    1. La délimitation

La péricope 15,18–16,4a est bien délimitée par un changement de sujet au début (entre 15,17 et 15,18) et à la fin (entre 16,4a et 16,4b). En effet, la section 15,1-17, traite des thèmes de l’inhabitation mutuelle et de l’amour réciproque. à partir du verset 18 le texte parle de la haine du monde. Pour la première fois dans les discours d’adieu, le verbe « haïr » apparaît avec le monde comme sujet. Jésus dit aux disciples : « Si le monde vous hait, sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous » (15,18). La transition entre les deux thèmes : « demeurer dans l’amour » (15,1-17) et « la haine du monde » (15,18) paraît abrupte. Cependant, dans un contexte plus large de Jn 13–17, le thème de la haine du monde en 15,18 n’est pas une surprise. En effet, en 14,17, le monde est incapable de recevoir « l’Esprit de la vérité ». « La paix de Jésus » est comparée avec « la paix du monde » en 14,27. Jésus dit aux disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne » (14,27). En 14,30, « le prince de ce monde » s’oppose à Jésus. La haine du monde est l’un des thèmes principaux des discours d’adieu, car elle va entraîner Jésus dans sa passion. Simoens signale le lien entre 15,1-17 et 15,18-21 : « Ce n’est que sur cet arrière-fond d’un amour premier et inconditionnel de Jésus que peuvent être réfléchies les forces qui s’y opposent. » (Simoens, Selon Jean, 3. Une interprétation, p. 643). Ainsi, le verbe « haïr » (15,18) qui est en contraste avec le thème de l’amour (15,1-17) s’ouvre sur une nouvelle péricope.

Quant au changement du sujet entre 16,4a et 16,4b, l’usage des deux termes « tauta » en 16,4 permet de terminer la péricope 15,18–16,4a. Le verset 4a conclut ce qui précède et le verset 4b introduit une nouvelle péricope. Jésus dit à ses disciples en 16,4a et 16,4b-5 : « Mais (alla) je vous ai dit cela (tauta), pour qu’une fois leur heure venue, vous vous rappeliez que je vous l’ai dit » (16,4a) ; « 4b Je ne vous ai pas dit cela (tauta) dès le commencement, parce que j’étais avec vous. 5 Mais maintenant (nun de) je m’en vais vers celui qui m’a envoyé et aucun de vous ne me demande: “Où vas-tu?” » (16,4b-5).

En 16,4a, le « alla » (mais) est suivi de « tauta » (cela, ces choses). Les mentions de l’heure et de la mémoire évoquent l’avenir des disciples. Jésus prévient de la situation de désarroi des disciples face au monde hostile. Le « tauta » en 16,1 : « Je vous ai dit cela (tauta) pour vous éviter le scandale » renvoie à la fois à ce qui a été dit (15,18-27) et à ce qui va suivre (16,2-3). Dans cette vision, le « tauta » en 16,4a résume donc tout ce qui a été dit, à partir de 15,18. La conjonction « alla » en 16,4a indique une opposition après une négation qui se trouve en 16,3 : « Et cela, ils le feront pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi. » Pour cette raison, 16,4a se rattache à 16,3.

Quant à « tauta » en 16,4b, il renvoie à autre chose. Il s’agit de ce que Jésus n’a pas dit au cours de sa mission jusque-là parce qu’il était avec les disciples : « Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement, parce que j’étais avec vous » (16,4b). Ce « pas encore dit » s’enchaîne avec le « maintenant » (nun) en 16,5a : « Mais maintenant je vais à celui qui m’a envoyé… » Jésus va révéler aux disciples dans la péricope 16,4b-33 ce qu’il n’a pas encore dit parce qu’il va vers le Père. Le verset 16,4b introduit un nouveau développement sur le départ de Jésus.

    2. La structure de Jn 15,18–16,4a

La péricope 15,18–16,4a a des indices structurant en 15,21.22 ; 15,25.26 ; 15,27 et 16,1. Tout d’abord, 15,21 commence par une formule de conclusion : « Mais toutes ces choses (tauta), ils vous feront… ». Le terme « tauta » (les choses) renvoie aux affirmations qui précèdent (15,18-20). Le thème commun de 15,18-21 est l’identification entre Jésus et ses disciples en ce qui concerne la haine et la persécution. Le passage 15,18-21 forme donc une première unité littéraire que nous divisons en deux éléments : A. 15,18-20 : « Disciples – monde » et B. 15,21 : Méconnaissance de la part des persécuteurs.

Ensuite, 15,22 commence aussi par un « si » (ei), mais il s’agit d’une condition irréelle. Jésus ne parle plus de la situation des disciples, il leur dévoile le péché de « ils » et la haine de ces derniers envers lui et son Père. Le verbe « haïr » en 15,23.24 concerne Jésus et son Père et non les disciples. Le verset 25 renvoie à « la parole qui est écrite dans leur Loi », dans lequel se trouve la dernière mention du verbe « haïr ». Le passage 15,22-25 forme une deuxième unité littéraire où le pronom personnel « vous » est absent. Cette unité est intitulée : C. 15,22-25 : « ils » – Jésus et le Père. Le péché inexcusable, haïr Jésus et le Père.

L’unité 15,26-27 parle de la venue du Paraclet (15,26a), son témoignage en faveur de Jésus (15,26b), et celui des disciples (15,27). Le verbe « témoigner » ne figure que dans ces deux versets. Cette unité est placée au centre de la  péricope 15,18–16,4a et elle est intitulée : D. 15,26-27 : Venue du Paraclet – disciples. Témoigner en faveur de Jésus.

En 16,1a, l’expression « Je vous ai dit ces choses » fait allusion à ce qui a été dit. En même temps, la suite de ce verset : « …afin que vous ne vous scandalisiez pas » (16,1b) renvoie à la persécution en 16,2. Le verset 16,1 joue donc le rôle de transition. L’unité 16,1-2 qui renvoie à l’unité 15,18-20 est intitulée : A’. 16,1-2 : Disciples – « ils ». Exclusion de la synagogue, mise à mort.

Le verset 16,3 (B’) en parallèle avec 15,21 (B) exprime la méconnaissance des persécuteurs. Le dernier verset 16,4a est la conclusion des annonces des persécutions et aussi un encouragement pour les disciples dans leurs épreuves. L’expression « une fois leur heure venue » (16,4a) renvoie à « l’heure vient » en 16,3 et fait allusion à l’unité C (15,22-25). Nous donnons le titre : C’. 16,4a : Conclusion, l’heure de « ils ».

En résumé, la péricope 15,18–16,4a est structurée en parallèle : A, B, C, D, A’, B’, C’, dans laquelle l’unité du témoignage du Paraclet et des disciples (D) est au centre.


Selon cette structure, la situation des disciples est un affrontement constant avec le monde hostile (A : 15,18-20 // A’ : 16,1-2), la situation présente (A) renvoie à l’avenir (A’). Les éléments B et B’ en parallèle expriment la méconnaissance des persécuteurs. Cependant, le monde hostile est responsable de ses actes. Jésus dévoile son péché, et sa haine envers lui et son Père (B : 15,22-25) et les persécuteurs vont passer à l’acte (B’. 16,4a).

L’unité au centre est le témoignage du Paraclet et celui des disciples (D : 15,26-27). C’est au cœur de la haine et de la persécution que les disciples sont invités à témoigner en faveur de Jésus avec l’aide du témoignage du Paraclet. Ce dernier témoigne devant les disciples en faveur de Jésus. Le Paraclet témoignera que le péché du monde est sans excuse parce qu’il ne croit pas en Jésus après avoir entendu la parole de Jésus et vu les signes qu’il a faits (15,22-24). L’unité centrale D. 15,26-27 joue un rôle important dans l’ensemble de la péricope. C’est pour que les disciples ne soient pas scandalisés (16,1) face à la haine et la persécution du monde (A, A’) que Jésus promet la venue du Paraclet et son témoignage. En résumé, la péricope 15,18–16,4a est bien construite. Les thèmes (la haine, la persécution, l’appartenance, l’élection, le péché, le témoignage et le scandale) sont liés entre eux.

VI. Conclusion

Nous avons présenté le contexte et la structure des péricopes 15,1-8 ; 15,9-17 et 15,18–16,4a. Pour le contexte, ces péricopes doivent être interprétées dans le contexte des ch. 13–17, ainsi que dans le contexte de l’ensemble de l’Évangile selon Jean. Quant à la structure, le texte se construit en chiasme, en parallèle ou simplement par des unités. Chaque péricope contient souvent une introduction et une conclusion. Parfois une péricope commence par une unité de transition qui joue une double fonction : elle conclut la péricope précédente et introduit la suivante. 

Il existe des liens multiples entre les péricopes et la relation avec le texte qui précède et qui suit ainsi que les renvois dans le contexte littéraire plus large. Ces liens peuvent figurer dans la reprise des thèmes où ils sont présentés par des éléments en contraste, par exemple « aimer / haïr », « la joie / la tristesse » etc. En même temps, chaque péricope développe des thèmes de manière originale et elle apporte des éléments nouveaux qui n’existent nulle part ailleurs. La reprise des thèmes et la nouveauté dans les péricopes sont aperçues comme un processus de la relecture et l’intertextualité.

Les structures proposées plus haut avec l’intégralité du texte de l’évangile permettent de suivre le déroulement du récit et de faire attention à la manière dont l’histoire est mise en scène. Selon le thème étudié et la longueur du texte choisi, le lecteur est libre de proposer une structure adaptée à condition de respecter les données du texte et de reconnaître la limite des formes d’une structure, du fait que le texte dans sa totalité d’une unité, une péricope ou une section est beaucoup plus riche, plus dynamique et plus libre dans sa composition qu’une belle structure proposée. Il serait donc plus pertinent de considérer la structure comme un support d’interprétation qui doit tenir compte de la particularité de chaque détail du texte dans son contexte littéraire./.


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