3 janvier 2014

Lumière et ténèbres dans l’Évangile de Jean


 

Article en vietnamien:

Email: josleminhthong@gmail.com
Le 04 Janvier 2014.

Contenu

I. Lumière
     1. Terminologie
     2. Sens propre et sens symbolique
     3. Jésus est la lumière
II. Ténèbres
     1. Terminologie
     2. Sens propre et sens symbolique
     3. “Skotia” et “skotos” (ténèbres)
III. Conclusion



Le contraste “lumière – ténèbres” peut être un sujet important de l’Évangile de Jean. Comment ce contraste est-il présenté et où ces termes apparaissent-ils dans le texte de l’Évangile? Quel est le lien entre le sens propre et le sens symbolique de la lumière et des ténèbres? Quels sont les points théologiques importants dévoilés dans le couple “lumière – ténèbres”. Nous essayons de répondre à ces questions en examinant la terminologie de “lumière” et “ténèbres” dans l’Évangile de Jean, en faisant le lien entre le sens propre et le sens symbolique de ces termes, et en cherchant quelques points théologiques du contraste “lumière – ténèbres.”

I. Lumière

     1. Terminologie

Le thème de la lumière apparaît vingt trois fois sous le terme “phôs” (lumière), une fois sous le verbe “phôtizô” (1,9) et deux fois sous le verbe “phainô” (1,5 ; 5,35). Ces deux verbes ont le sens d’illuminer, briller, luire, apparaître. Le nom “phôs” (lumière) utilisé vingt trois fois ne figure que dans les douze premiers chapitres. (Jn 1–12):  1,4.5.7.8a.8b.9; 3,19a.19b.20a.20b.21; 5,35; 8,12a.12b; 9,5; 11,9.10; 12,35a.35b.36a.36b.36c.46. Ainsi, l’Évangile de Jean n’aborde pas le thème de la lumière dans la deuxième partie du livre (Jn 13–21). Dans cet article nous n’abordons que le terme “phôs” (lumière).

     2. Sens propre et sens symbolique

Dans l’Évangile de Jean, la lumière peut avoir le sens propre et le sens théologique. En général, le sens propre de la lumière fait allusion au sens symbolique et théologique. Par exemple, Jésus dit à ses disciples en 11,9-10: “9 N’y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu’un marche le jour, il ne bute pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde; 10 mais s’il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n’est pas en lui” (11,9-10). Le sens propre des expressions: “Marcher le jour, c’est ne pas buter” (11,9b) et “marcher la nuit, c’est buter” (11,10a), renvoie au sens symbolique des expressions: “Voir la lumière de ce monde” (11,9c) et “la lumière est en lui” (11,10b). Tant que Jésus est encore présent dans le monde, alors l’homme peut “voir Jésus”. Quiconque croit à la lumière–Jésus, ne bute pas. Ainsi, le sens propre du terme “lumière” (phôs) conduit au sens symbolique et théologique de ce terme.

     3. Jésus est la lumière

L’un des points théologiques importants dans l’Évangile de Jean est l’identification entre Jésus et la lumière. Trois fois dans l’Évangile de Jean (8,12; 9,5; 12,46), Jésus déclare qu’il est la lumière en utilisant l’expression johannique: “Je suis...”

(1) La première fois, Jésus dit à ses adversaires dans un contexte de débat en 8,12: “Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.” Dans cette déclaration, d’abord, Jésus s’identifie à la lumière ensuite il invite tout le monde à le suivre, cela veut dire devenir son disciple pour ne pas marcher dans les ténèbres. En suivant Jésus, l’homme marchera dans la lumière et aura la lumière de la vie. Autrement dit, il marchera sous la direction de Jésus, qui conduit à la vie. En conséquence la lumière–Jésus est le symbole de la vie, le don de la vie et la vie elle-même, puisque Jésus lui-même est la résurrection et la vie (11,25). (La Bible de Jérusalem (BJ) considère que “la vie” (zôê) en 11,25 est une addition, parce que la variante “la vie” (zôê) n’existe pas dans plusieurs manuscrits grecs. Donc le terme “la vie” (zôê) ne figure pas en 11,25 de la BJ).

(2) La deuxième fois, Jésus dit à ses disciples avant de guérir l’aveugle-né en 9,5: “Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.” Parce que Jésus est la lumière, il guérit l’aveugle-né pour qu’il puisse voir la lumière (9,6-7). Cependant l’aveugle-né ne voit vraiment la lumière, qui est Jésus, qu’à la fin de son parcours de recherche pour reconnaître la véritable lumière. En effet, après une longue discussion avec les autorités Juives sur l’origine de Jésus, elles jettent l’aveugle-né dehors (9,34). Il rencontre Jésus de nouveau, et proclame sa foi. L’ancien l’aveugle-né dit à Jésus: “Je crois, Seigneur” (9,38). Ainsi, selon l’Évangile de Jean, le véritable sens de “voir la lumière” équivaut à “croire en Jésus”.

(3) La troisième fois, Jésus s’identifie avec la lumière et il fait le lien avec la foi en lui. Jésus résume sa mission publique (Jn 1–12) en disant: “Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres” (12,46). Ce verset contient deux nouveaux éléments par rapport à la déclaration de Jésus en 8,12. Effectivement, en 8,12, Jésus invite l’auditeur à le “suivre” pour ne pas “marcher” dans les ténèbres. Tandis qu’en 12,46, il s’agit de deux autres verbes qui sont utilisés: “croire” et “demeurer”. Quiconque “croit” en Jésus ne “demeure” pas dans les ténèbres (12,46). Pour ainsi dire “suivre” Jésus veut dire “croire” en lui. “Marcher” dans les ténèbres et “demeurer” dans les ténèbres veulent dire “appartenir” aux ténèbres. Celui-là n’a pas la lumière de la vie en lui. Il est voué à la perte.

En résumé, dans les trois circonstances expliquées ci-dessus, l’identification entre Jésus et la lumière est une invitation explicite ou implicite de croire en Jésus.   Quiconque croit en Jésus a la lumière de la vie (8,12), voit la lumière (9,5) et ne demeure pas dans les ténèbres (12,46).

II. Ténèbres

     1. Terminologie

Pour parler du thème “ les ténèbres”, deux termes grecs “skotia” et “skotos” sont utilisés dans l’Évangile de Jean. Ces termes ont le sens “ténèbres”, “obscurité”, “nuit”. Le terme “skotia” est utilisé huit fois en 1,5a.5b; 6,17; 8,12; 12,35a.35b; 12,46, 20,1 et “skotos”, une fois en 3,19. Ce dernier est plus utilisé dans les Évangiles Synoptiques (Mt: 7 fois; Mc: 1 fois; Lc : 4 fois).

Le thème “les ténèbres” dans l’Évangile de Jean est souvent présenté en opposition à “la lumière”. Il y a deux endroits où les ténèbres ne s’opposent pas à la lumière: 6,17 et 20,1. Le premier se situe après le signe de la multiplication des pains (6,1-15). Les disciples montèrent en bateau quand “il faisait déjà nuit (skotia), Jésus n’était pas encore venu les rejoindre” (6,17b). Le deuxième se trouve en 20,1: “Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre (skotias), et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau.”

À l’exception de ces deux épisodes (6,17; 20,1), le thème “des ténèbres” (skotia, skotos) s’oppose toujours à la lumière. Les cinq fois où les ténèbres vont de pair avec la lumière sont en 1,5; 3,19; 8,12; 12,35 et 12,46. La confrontation entre la lumière et les ténèbres est déjà signalée dans le Prologue: “La lumière luit dans les ténèbres (skotia) et les ténèbres (skotia) ne l’ont pas saisie” (1,5). Elle est reprise et précisée en 3,19-21. Jésus déclare: “19  Et tel est le jugement: La lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres (skotos) que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. 20 Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables, 21  mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu” (3,19-21). Le parallélisme d’opposition “lumière – ténèbres” se poursuit en 8,12; 12,35 et en 12,46.

     2. Sens propre et sens symbolique

Comme “la lumière”, “les ténèbres” (skotia) dans l’Évangile de Jean peut avoir un sens propre et un sens théologique. Souvent le sens propre renvoie au sens symbolique et théologique. Par exemple, en 1,5, les ténèbres désignent les hommes et la puissance de l’obscurité, puisque “skotia” (les ténèbres) est le sujet du verbe “katalambanô” (saisir), l’auteur écrit: “La lumière luit dans les ténèbres (skotia) et les ténèbres (skotia) ne l’ont pas saisie (katelaben)” (1,5). 

En 6,17, “skotia” a un sens propre: “Il faisait déjà nuit (skotia)”, cependant, le contexte littéraire permet de saisir le sens symbolique du terme “skotia”. Le narrateur raconte en 6,16-18: “16 Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, 17 et, montant en bateau, ils se rendaient de l’autre côté de la mer à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit, Jésus n’était pas encore venu les rejoindre; 18 et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait.” Les disciples ont ramé péniblement contre un grand vent, en l’absence de Jésus. Cette difficulté fait allusion aux crises des disciples dans l’Évangile de Jean, en particulier à la fin de Jn 6 et dans Jn 14–16.

En effet, après avoir entendu le discours sur le pain de vie (6,25-59), les disciples se trouvent dans une situation de crise. “Beaucoup d’entre eux disent: ‘Elle est dure, cette parole! Qui peut l’écouter?’” (6,60). Pour cette raison, “beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui [Jésus]” (6,66). De plus, Jésus parle de Judas aux Douze en 6,70: “N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze? Et l’un d’entre vous est un démon.” Le narrateur explique: “Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote; c’est lui en effet qui devait le livrer, lui, l’un des Douze” (6,71). La crise figure dans le fait que Simon-Pierre, au nom des Douze, proclame leur foi en Jésus: “Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. 69 Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu” (6,68-69). Cette foi est en fort contraste avec le personnage de Judas, l’un des Douze, un démon, qui va livrer Jésus (6,70-71).

La scène des disciples traversant le lac dans l’obscurité en 6,17, peut faire allusion à l’angoisse et au trouble des disciples dans les discours d’adieu. Le ch. 14 s’ouvre par cet encouragement de Jésus aux disciples: “Que votre cœur ne se trouble pas! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi” (14,1). À la fin du ch. 14, Jésus leur dit à nouveau: “Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie” (14,27b). À la fin du ch. 16, Jésus annonce leur dispersion en 16,32: “Voici venir l’heure – et elle est venue – où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul: le Père est avec moi.”

La crise des disciples en 6,16-18 dévoile aussi la situation de crise de la communauté johannique à la fin du premier siècle. Persécutée, cette communauté souffre de l’absence de Jésus. Elle se sent orpheline. Mais en vérité Jésus dit: “Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous” (14,18). De même en 6,16-18, Jésus ne laisse pas les disciples dans leur angoisse et leur peine, puisque les disciples “voient Jésus marcher sur la mer et s’approcher du bateau” (6,19b).

En 8,12, Jésus s’identifie avec la lumière et le couple “lumière – ténèbres” prend alors un sens théologique. Jésus dit aux Pharisiens: “Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres (en tê skotia), mais aura la lumière de la vie” (8,12). Cette parole est en quelque sorte un résumé de la mission de Jésus. Il vient dans le monde pour libérer tous les hommes des ténèbres, pour qu’ils ne marchent plus dans les ténèbres.

Le thème de “lumière – ténèbres” en 12,35 s’appuie sur le sens propre pour renvoyer au sens symbolique et théologique. Jésus dit à la foule: “Pour peu de temps encore la lumière est parmi vous. Marchez tant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous saisissent: Celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va” (12,35). Tant que Jésus n’a pas encore souffert sa Passion, la lumière est encore parmi la foule. Mais il reste peu de temps parce que la mission publique de Jésus va finir et que sa Passion se rapproche. Celui qui “marche dans les ténèbres”, c’est-à-dire qui “marche sans lumière”, “marche sans avoir Jésus”, “marche sans la foi en lui”, celui-là “ne sait pas où il va” (12,35c). La vie de ce dernier est enveloppée par les ténèbres de la mort. En bref, dans l’Évangile de Jean, le sens propre du terme “ténèbres” renvoie d’une manière implicite ou explicite au sens symbolique et théologique.

     3. “Skotia” et “skotos” (ténèbres)

À côté des huit fois pour l’utilisation du terme “skotia”, le mot “skotos” n’apparaît qu’une seule fois en 3,19 pour désigner les ténèbres. Y a-t-il une nuance de sens entre “skotia” et “skotos”, parce que ces deux termes désignent “les ténèbres”? Dans le contexte de l’Évangile de Jean, nous pouvons ainsi relever la nuance entre “skotia” et “skotos”:

(1) Le terme “skotia” exprime les ténèbres dont on veut s’en sortir. “Skotia” employé en 8,12; 12,35; 12,46 se trouve dans les expressions: “ne pas marcher dans les ténèbres” (8,12; 12,35), “ne pas demeurer dans les ténèbres” (12,46). Ainsi, la venue de la lumière qui est Jésus libère l’homme qui était sous l’emprise des ténèbres. Jésus invite tout le monde à le suivre pour “avoir la lumière de la vie”. Il déclare en 8,12: “Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.”

(2) En revanche, “skotos” en 3,19 a une autre nuance: Ce sont les ténèbres que l’on aime. Jésus dit en 3,19-20: “19 Et tel est le jugement: La lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. 20 Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables.” Pour “les hommes” en 3,19, il s’agit d’aimer les ténèbres (skotos). En 3,19-20, il existe un double contraste: “Aimer – haïr” et “lumière – ténèbres”, figuré dans les expressions: “aimer les ténèbres”  (3,19) et “haïr la lumière” (3,20). Ces versets visent les gens qui, non seulement, refusent de croire en Jésus, mais de plus cherchent à le faire périr. Non seulement, ils ne veulent pas sortir des ténèbres, mais de plus ils les aiment (3,19). Non seulement ils ne veulent pas venir à la lumière, mais de plus ils haïssent la lumière (3,20), haïssent Jésus, son Père et ses disciples (15,18-25).

De cette façon, les ténèbres exprimées par le terme “skotos” peuvent avoir un sens plus élargi, elles lient l’homme à une puissance plus forte: Le diable (6,70; 8,44; 13,2), Satan (13,27), le Prince de ce monde (12,31; 14,30; 16,11), le Mauvais (17,15). Ainsi “aimer les ténèbres (skotos)” renvoie au refus de croire par excellence et constitue un auto-jugement de condamnation. Jésus déclare en 3,18: “Qui croit en lui [le Fils de Dieu] n’est pas jugé; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.” Cet amour pour les ténèbres (3,19) annonce le conflit entre Jésus et ses adversaires. Ces derniers défendent ardemment leur point de vue par tous les moyens, voire en cherchant à faire périr Jésus. Cela manifeste leur amour pour les ténèbres. Cet amour dévoile leur appartenance aux pouvoirs des ténèbres, au diable (8,44). Selon l’Évangile de Jean, “aimer les ténèbres (skotos)” implique l’hostilité et la persécution qui seront présentées dans la suite du récit de l’Évangile.

III. Conclusion

L’auteur de l’Évangile de Jean exprime souvent les points théologiques par des termes opposés. L’analyse ci-dessus montre que l’auteur a présenté plusieurs thèmes importants de la théologie johannique à travers le couple “lumière – ténèbres”. Nous pouvons dire que l’ensemble de l’Évangile de Jean se présente comme un grand procès, dit “le procès johannique”. C’est un procès entre “la lumière” et “les ténèbres, entre “ceux qui aiment la lumière” et “ceux qui la haïssent,” entre “venir” ou “ne pas venir” à la lumière, entre “croire” ou ”ne pas croire” à la lumière, c’est-à-dire “croire” ou “ne pas croire” en Jésus.

L’identification explicite entre Jésus et la lumière fait comprendre aux lecteurs les différents sens des expressions johanniques. Jésus dit à la foule en 12,36: “Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir des fils de lumière.” Dans ce verset, “avoir la lumière” est “avoir la présence de Jésus”; “croire en la lumière” est “croire en Jésus”; “devenir des fils de lumière” est “devenir ses disciples.” Dans la plupart des cas, le sens propre de “lumière” et “ténèbres” renvoie au sens symbolique et théologique. L’objectif de ce procédé littéraire vise à révéler l’identité de Jésus et sa mission en faveur de l’homme.

Le contraste “lumière – ténèbres” est signalé dès le Prologue de l’Évangile de Jean et ce thème n’est présenté que dans le Livre des Signes (Jn 1–12). À l’exception du Prologue (1,5), dans ces douze premiers chapitres, l’opposition entre la lumière et les ténèbres paraît au début (3,19), au milieu (8,12) et au dernier chapitre (12,35; 12,46). Par conséquent le thème “lumière – ténèbres” est l’un des sujets importants de la théologie johannique. Ce thème définit la mission de Jésus et indique ce que l’homme doit faire pour “avoir la lumière” et “ne pas marcher dans les ténèbres”. Cet article est une mise à jour et un développement de l’analyse de “lumière – ténèbres” dans la thèse: Aimer et haïr dans l’Évangile de Jean, p. 123-139./.


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